L‘Isle-sur-la-Sorgue, poème de Vette de Fonclare
Construite sur des pilotis
Sur un entrelacs de rivières
Chantant encor le cliquetis
Des roues à aube de naguère,
C’est la Venise comtadine.
Et son marché au fil de l’eau
En a fait une gourgandine
Courtisée par tous les gogos
Sur un entrelacs de rivières
Chantant encor le cliquetis
Des roues à aube de naguère,
C’est la Venise comtadine.
Et son marché au fil de l’eau
En a fait une gourgandine
Courtisée par tous les gogos
Accourus pour le pittoresque.
Mais après tout, peu lui en chaut !
Ses « negochins » ressemblent presque,
Qui sillonnent ses blonds canaux,
Mais après tout, peu lui en chaut !
Ses « negochins » ressemblent presque,
Qui sillonnent ses blonds canaux,
Aux barques bleues de l’Italienne.
L’Isle est aussi un éventaire
Dissimulant sous ses persiennes
Des trésors et des antiquaires !
L’Isle est aussi un éventaire
Dissimulant sous ses persiennes
Des trésors et des antiquaires !
Antiquaires et brocanteurs
Vous vendant en larges brassées
Des merveilles et des horreurs.
C’est la ville des vieux objets,
Vous vendant en larges brassées
Des merveilles et des horreurs.
C’est la ville des vieux objets,
Du passé aux couleurs fanées,
Des antiquités et du faux :
Vraiment une étrange cité
Flottant sur de très vieilles eaux.
Des antiquités et du faux :
Vraiment une étrange cité
Flottant sur de très vieilles eaux.
-------------------------------------------------------------------------------

Keine Kommentare:
Kommentar veröffentlichen